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Publié sur les pages d'IMPARATO   le répétiteur des théâtreux !

Je suis heureux de vous parler de notre rencontre avec Denis Cressens. C'était il y a quelques semaines, dans les locaux d'Imparato à Marseille. Denis est passé nous faire une petite visite de courtoisie. Denis Cressens est un écrivain de pièces de théâtre et de livres mais au fond, c'est lui qui en parle le mieux ...😌

En quelques mots, qui êtes vous Denis Cressens ?

Curieuse question pour un jeune homme de 70 balais, c’est même indécent voire impudique mais bon je vais m’y plier. Né dans un berceau catho bercé par les prêches pavés de prétendues bonnes intentions permettant de gagner un jour le paradis des vierges, eh, euh je crois que je m’égare, c’est l’âge…Bref passons sur cette enfance aux genoux pas mal usés par les prie dieu. Une scolarité, guidée par les bons pères débouchèrent sur un cap d’électricien puis un bac électrotechnique parce que parait-il j’étais un bon manuel (demandez ce qu’en pense mon entourage !) bon manuel donc, un peu creux du cervelet, dixit toujours les bons pères à ceux qu’ils embobinaient, mes parents… Bref une fois libéré dans ma tête de tout ça, je me suis dirigé différemment sans que le ciel ne me tombe sur la tête, au contraire…. Trois décennies de parfait bonheur sur le terrain actif de la Promotion Bureautique, de la Prévoyance et du Placement, dont 27 ans dans l'Industrie Pharmaceutique ou je suis rentré par la petite porte. Le nœud-nœud du cerveau y a été, longuement et avec grande délectation, coach opérationnel. (Officiellement on dit Directeur de ci de ça, c'est plus chic pour l'image, ça flatte l'égo, mais au bout du compte, un jour tous les cadavres se ressemblent et les titres aussi se putréfient ...) Bref, 27 ans plus tard ou tout s’était super bien passé puisque je n’avais même jamais eu l’impression de travailler au sens laborieux du terme. Une cascade de fusions/rachats, associée à la cupidité humaine d'une poignée d'individus vils (J'espère et souhaite que depuis ils aient eu bien des e.....Mais ça je ne le saurais jamais...) ce fut l’ultime rebondissement et la chute finale comme on dit au théâtre. Une justice trop lente et inique, m'a précipité dans la vase affligeante de la discrimination française avérée, aux salariés à la peau ridée : oui, oui nous sommes au pays des droits de l’homme !... Cet aléas de vie, comme on dit pudiquement, m'aura valu d’être mis 8 ans au banc de la société économique et sociale (car les indemnités chômages même généreuses à mon niveau finissent par s’arrêter…),malgré plus de 2500 cv adressés et restés stériles: je n'avais plus l'âge du marché et j’étais soudain devenu obsolète... Seuls peuvent comprendre ceux qui ont vécu ou vivent encore aujourd'hui cette triste expérience. En 2008, je fais valoir mes droits à une retraite forcément très rétrécie… Depuis, gauche ou droite, patronat et autres énarques réunis, la situation des quinquas français n’a pas évolué, au contraire il faut cotiser plus longtemps pour obtenir sa retraite, cherchez l’erreur ! à moins que le cynisme politique ait trouvé ça pour diminuer discrètement une partie des retraites de ceux qui tombent…je vous laisse y réfléchir… Durant ces 8 ans de galère économique et sociale, plutôt que de m'abandonner aux mirages des potions tranquillisantes, hanter des psy impuissants à panser les maux et les travers de l'homme, ou écouter les nombreux donneurs de leçons de tout poil, après avoir tout perdu, après une période de flottement, fin 2003, j'ai décidé de résister à cette société, tourner la page et m'essayer à l'écriture…..dans l'espoir de me refaire...et j'y crois toujours 16 ans plus tard ! Les mots furent ma résilience avec ma vie d’avant...et le début de mes écrits qui m’occupent une grande partie de mon temps, le plus souvent avec une délectation gourmande…Vous ne pouvez savoir le plaisir que j’ai de pétrir des mots, des phrases, des répliques, des synonymes encore et encore. Oui je crois que je suis addict. C’est grave docteur !

Au sujet de vos livres ?

Un premier ouvrage sur la Com’, mon job donc durant 30 ans, qui 15 ans plus tard trouve toujours deux acquéreurs chaque mois. Oui ça ne fait pas faire fortune… Puis ce fut un premier roman dans un domaine que j’ai bien connu, Le Cartel du Ricminphy, qui, à ma grande surprise, 6 ans plus tard obtenait un prix du Lions club littéraire. Pour les curieux il reste d’actualité avec l’approche des Européennes … Un second roman, à compte d’éditeur, Pacifique Secret paraitra plus tard… Mais venons-en au THEATRE. Après le mot fin de mon premier roman, je me suis retrouvé devant une page blanche, désespérément vide…Ma nouvelle et toujours fidèle compagne, Elise, m’a suggérée de tenter l’écriture de théâtre. Théâtre, théâtre j’avais bien fait l’acteur amateur entre 18 et 21 ans, même envisagé de…mais rien de plus… N’ayant rien de mieux à me mettre sous la dent pour remplir les journées pendant qu’Elise enseignait, j’ai tenté. 6 mois plus tard « La Journée du Boss » était créée au Québec ou je n’avais pas mis les pieds depuis plus de 10 ans : merci au site Le Proscenium qui est justement né au moment où je débutais dans l’écriture de théâtre. Forcément c’était stimulant et j’ai donc poursuivi. Merci à tous ceux, connus ou inconnus, qui dans le grand théâtre de la vie me donnent des sujets, plus que je ne pourrais jamais en écrire. Ces anonymes me permettent d’alterner entre des sujets légers pour essayer de faire rire, ce qui est bon pour la santé, et d’autres thèmes pour griffer nos travers et peut être agiter les neurones, mais ne soyons pas prétentieux…

et vos pièces ?

Au moment où je rédige ces lignes, j’en suis à 31 pièces achevées. Elles sont toutes calibrées sur des durées d’environ 90’. Le nombre de comédiens (1 à 13 pour convenir au plus grand nombre de compagnies), parfaitement arbitraire, constitue aussi une petite contrainte que je m’inflige. Pas de secrets de fabrication particuliers, ni recette, non, non une fois arrêtée, l’idée se développe, je mets de la musique zen ou du piano et de réplique en réplique c’est parti pour quelques semaines… Seize ont été créées, tout prochainement 17 'en mars/avril à Toronto, par plus d’une soixantaine de compagnies francophones amateurs pour la plupart (je le confesse) et ce pour près de 200 représentations comptabilisées par la SACD (je ne tiens donc pas compte de celles que l’on a omis de déclarer…oui, oui aussi dans ce domaine ça magouille, si vous saviez !) … A noter que je n’ai aucune compagnie à moi et ne suis affilié à aucune en particulier. C’est donc le choix parfaitement libre et éclairé de ceux qui ont décidé de lire des extraits, de me demander la fin et finalement de me jouer… A cet égard la grande difficulté est de faire connaitre mes pièces dans le microcosme bien bordé des pros du théâtre, mais c’est vrai pour bien des domaines… Il m’est arrivé d’en voir jouer, trop peu pour des questions géographiques et je ne vous cacherais pas le plaisir que cela m’a procuré à chaque fois. Pardonnez-moi cet abandon d’immodestie, mais ça fait du bien aussi…

et si on tentait une conclusion Denis ? 😊

Avant de mettre un point final à ces quelques lignes, je voudrais dire qu’il ne faut jamais abandonner d’œuvrer à ce qui vous amuse envers et contre tous quelquefois. Et surtout le faire sérieusement sans toutefois se prendre au sérieux. Un ultime mot si vous permettez, ces lignes et ce mailing m’ont été offerts par Imparato le répétiteur des théâtreux dont les développements vont nous surprendre : les comédiens bien sûr, mais sans doute les auteurs qui tiennent là une nouvelle façon de faire entendre leurs mots ce qui change de la seule lecture….à suivre donc Et pour la route deux citations : - la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber mais de se relever à chaque chute » (Confucius) - La Gravité est le Bonheur des Imbéciles » Montesquieu

Merci d'avoir partagé avec nous vos mots et vos idées Denis Cressens

Merci à Vous.

Retrouvez ici tous les ouvrages et textes de Denis Cressens

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